La crise avant la crise dans la prose néo-hellénique

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Conférence de Sophie Iakovidou (Université Démocrite de Thrace)

Au cours de ces dernières années, le mot crise est devenu le signifiant par excellence. Dénommée la crise grecque, elle a ethnicisé un problème économique international, devenant en même temps une grille pour son interprétation, ainsi qu’un spectacle quasi permanent à cause de sa haute médiatisation. À côté de diverses analyses économiques ou politiques, un tourisme de la crise s’est vite développé (la curiosité d’une autopsie sur la misère d’un pays), ainsi qu’un certain horizon d’expectations de la part de l’art. L’impact culturel de la crise a ainsi déjà été examiné sous plusieurs aspects, devenant un sujet de congrès, un projet de recherches, un thème de festivals artistiques etc. Plusieurs tentatives de cartographier la crise se sont déjà mises en œuvre dans la poésie, la prose, les arts en général, même si le phénomène est en pleine évolution.


Qu’est-ce qui a précédé néanmoins l’irruption de cette immense instance de la mondialisation ? Est-ce qu’il s’agit d’un catalyseur prioritairement d’ordre économique qui a eu ensuite plusieurs répercussions sur le champ social et culturel ? Ou ce dernier contenait-il déjà les germes d’une certaine dysphorie, d’un mal-être, vis-à-vis de plusieurs aspects de l’entité du pays ? Nous allons nous concentrer sur la prose des écrivains de la fin du XXe siècle, une génération assez riche d’indicateurs avant-coureurs de cette crise, qui n’a pas été —ou pas encore— qu’économique, mais aussi existentielle : un malaise généralisé de plus grande envergure. Comment s’est il exprimé chez les prosateurs qui étaient encore jeunes à l’époque ?     

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