Delphine Allès nommée administratrice provisoire de l’Inalco
À compter du 1er septembre 2026, Delphine Allès assure l’administration provisoire de l’Institut national des langues et civilisations orientales, dans l’attente de l’élection d’une nouvelle présidence.
Par arrêté du 25 août 2026, la rectrice de l’Académie de Paris lui a confié cette mission afin d’assurer la continuité du fonctionnement de l’établissement jusqu’à l’issue du prochain processus électoral.
Une transition dans la continuité
Cette période s’ouvre à la suite du départ de Jean-François Huchet, qui achève deux mandats à la présidence de l’Inalco et rejoint de nouvelles fonctions comme ambassadeur de France au Kosovo.
Delphine Allès a salué le travail accompli par son prédécesseur au service de l’établissement et souligné la volonté d’inscrire cette phase transitoire dans un esprit de collégialité, de sérénité et de concertation.
L’équipe de la présidence ainsi que les services administratifs et techniques continueront d’accompagner le fonctionnement de l’établissement. Les trois conseils centraux de l’Inalco — Conseil d’administration, Conseil scientifique et Conseil des formations et de la vie étudiante — conservent par ailleurs la plénitude de leurs attributions.
Trois grands enjeux institutionnels pour les prochains mois
Si une période d’administration provisoire n’a pas vocation à engager des orientations politiques de long terme, plusieurs chantiers importants rythmeront néanmoins le semestre d’automne.
Le premier concerne l’élaboration d’un cadre partagé autour de l’usage de l’intelligence artificielle dans l’enseignement et la recherche. L’Inalco entend notamment poursuivre la réflexion engagée sur les transformations induites par ces technologies dans les domaines des langues, de la traduction et des études aréales.
Ces enjeux prennent une résonance particulière dans un établissement consacré à la diversité linguistique et culturelle : développement inégal des technologies selon les langues, fonctionnement et biais des grands modèles de langue, automatisation de l’analyse ou encore place de la connaissance approfondie des sociétés figurent parmi les questions appelées à nourrir cette réflexion collective.
L’établissement préparera également le diagnostic précédant son rapport de mi-parcours auprès du Hcéres, ainsi que l’élaboration de son prochain contrat avec le ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Enfin, la fin de l’automne sera marquée par plusieurs échéances électorales. Le Conseil d’administration et le Conseil scientifique seront renouvelés avant l’élection d’une nouvelle présidence de l’Inalco.
Préserver les missions et les singularités de l’Inalco
Au-delà de ces échéances institutionnelles, l’administration provisoire devra assurer la continuité des activités d’enseignement et de recherche, du dialogue social et de la préparation budgétaire, dans un contexte de contraintes qui touche plus largement le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Delphine Allès a également réaffirmé son attachement aux caractéristiques qui fondent l’identité de l’Inalco : l’articulation étroite entre enseignements de langue et de civilisation, la richesse de son expertise scientifique, son ouverture internationale et sa capacité à rendre intelligibles des sociétés et des contextes dans toute leur complexité.
Cette période de transition accompagnera ainsi la rentrée universitaire 2026-2027 tout en préparant les prochaines étapes de la vie institutionnelle de l’établissement.
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