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Portrait d'alumni : Nora Schweitzer, journaliste et photographe indépendante

Parcours d'alumni

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01/07/2020

Nora Schweitzer a suivi une deuxième année de licence d'arabe à l'Inalco en 2010-2011. Entre Beyrouth et Jérusalem, Nora nous raconte ses différentes expériences à l'étranger. Aujourd'hui, elle travaille comme journaliste et photographe indépendante et collabore avec différents médias tels que l'Agence France-Presse, GEO et Jeune Afrique.



Pourquoi avoir choisi l'Inalco pour vos études ?


Après m’être initiée à l’arabe à l’Université Toulouse II, j’ai fait un stage intensif d’arabe littéral en Egypte pendant un an. En rentrant de ce séjour, je voulais continuer et surtout ne pas perdre tout le travail effectué pendant un an. J’ai choisi l’Inalco car c’est un institut très réputé pour les langues comme l’arabe. Je savais qu’en y étudiant, j’aurais une formation de qualité. Et effectivement, j’ai eu des professeurs très compétents et un cursus exigeant. 


Quel cursus avez-vous suivi à l'Inalco ?


J’ai suivi ma deuxième année de licence LLCE d’arabe.


Quel a été votre parcours après l'Inalco ?


Après l’Inalco, je suis partie en stage au Liban. En parallèle de ma Licence 2 d’Arabe, j’étais en Master 2 de Sciences Politiques à la Sorbonne. Dans le cadre de ce master, j’ai effectué un stage de six mois dans une ONG libanaise à Beyrouth. Après ce stage, j’ai obtenu mon Master 2 et j’ai décroché un poste de VIA (Volontariat International en Administration) au consulat général de France à Jérusalem, où je suis restée deux ans. 

Que ce soit à Beyrouth ou à Jérusalem, mon niveau en arabe acquis à l’Inalco m’a beaucoup servi. Pour Jérusalem, l’arabe était même obligatoire pour obtenir le poste. En ce sens, mes études à l’Inalco ont vraiment été décisives.

Après Jérusalem, j’ai travaillé pendant deux ans comme journaliste à l’Agence France Presse à Paris. Dans ce cadre, j’ai effectué une mission de deux mois au bureau de l’AFP à Beyrouth. Là encore, l’arabe m’a beaucoup servi.



Dans quel domaine évoluez-vous aujourd'hui ?


Aujourd’hui, je travaille comme journaliste et photographe indépendante. Je collabore avec différents médias, notamment l’Agence France Presse, GEO, Paris Match, Jeune Afrique et Grands Reportages. J’ai réalisé plusieurs reportages dans des pays arabophones, comme la Palestine, la Mauritanie, l’Algérie et le Liban. Le fait de parler arabe me sert beaucoup dans mon travail de journaliste. Parfois, l’arabe est même indispensable pour communiquer avec certaines personnes et j’ai réalisé de nombreuses interviews uniquement dans cette langue. C’est donc une vraie richesse d’avoir pu l’étudier avant de devenir journaliste.



Qu'est-ce que vos études à l'Inalco vous ont apporté dans votre parcours professionnel et/ou vie personnelle ?


Mes études à l’Inalco m’ont permis de m’améliorer significativement tant au niveau de la langue qu’au niveau de l’histoire et de la culture générale sur le monde arabe. Cela m’a beaucoup servi à toutes les étapes de ma vie professionnelle. 

Par exemple, lorsque je travaillais comme attachée de presse au Consulat de France à Jérusalem, je devais traduire tous les jours la presse palestinienne de l’arabe vers le français. Je réalisais aussi de nombreuses missions de terrain en Cisjordanie et à Gaza, où je parlais en arabe avec mes interlocuteurs Palestiniens. C’est la langue arabe qui m’a permis de décrocher ce poste, et surtout de réaliser les missions demandées. Je pense aussi que le fait d’avoir étudié à l’Inalco a été un bon point sur mon CV lorsque j’ai candidaté auprès du Ministère des Affaires étrangères pour ce poste.

Au niveau personnel, l’arabe me permet d’échanger avec mes amis palestiniens, algériens, syriens, libanais etc. J’aime aussi regarder de vieux films égyptiens et écouter les actualités sur les chaînes d’information en arabe.


Un bon souvenir à l'Inalco ?


J’ai un souvenir assez drôle des cours de grammaire arabe en amphithéâtre. Parfois, le cours était tellement compliqué que tout le monde soupirait et rigolait en même temps. Malgré tout, le professeur faisait tout pour ne pas nous perdre et continuait son cours avec une bonne dose d’humour ! 


Aujourd'hui, quel est votre lien à l'Inalco ?


J’ai gardé des liens avec certains étudiants. Je continue aussi de suivre les actualités de l’institut, notamment à travers la plateforme Inalco Alumni. Et j’envisage de reprendre un jour un autre cursus dans une autre langue qui m’attire beaucoup : le tamasheq.



Pour aller plus loin :


Site et réseaux sociaux de Nora :



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